IntendanceZone

Parce que l’intendance, c’est la zone !

Accueil > Gestion pure et dure > Hygiène et sécurité > Le disconnecteur, cet inconnu

Le disconnecteur, cet inconnu

samedi 20 septembre 2008, par L’intendant zonard

Tout gestionnaire de bâtiment collectif se doit de savoir ce qu’est un disconnecteur, équipement de sécurité vitale qu’il convient de faire vérifier suivant la réglementation en vigueur. L’IZ vous explique de quoi il s’agit.

Et hop un petit lien vers la source, et vers les textes en vigueur

Votre établissement dispose d’un réseau de chauffage par circulation de fluide, un chauffage central en langage élève. Le fluide en question, vous pensez que c’est de l’eau qui circule dans les radiateurs ?

Grave erreur ! Cette eau-là, vous ne la boiriez pas. Elle est gravement polluée, par des métaux dissous dont une proportion importante de métaux lourds et oxydés, des traces de lubrifiants minéraux... un affreux bouillon d’onze heures.

Et pourtant, de temps en temps, il faut pouvoir remettre de l’eau dans le circuit. Il y a donc des conduites d’eau sanitaire, celle que vous buvez, aboutissant dans votre installation de chauffage.

Or, l’installation de chauffage est aussi équipée de puissantes pompes pour faire circuler tout ça. Imaginons que, par inadvertance, le robinet de remplissage du circuit reste ouvert (il l’est même souvent pour permettre un remplissage automatique), et que le fluide de chauffage se retrouve refoulé dans le réseau d’eau sanitaire.

Le résultat est connu : quand ça arrive, il peut y avoir des centaines de personnes intoxiquées, un quartier entier, et des morts aussi c’est arrivé. La notion d’obligation de résultat repointe le bout de son nez...

Le Code de la Santé publique, dans son article Article R1321-57, dispose :

« Les réseaux intérieurs mentionnés au 3° de l’article R. 1321-43(...) ne doivent pas pouvoir, du fait des conditions de leur utilisation, notamment à l’occasion de phénomènes de retour d’eau, perturber le fonctionnement du réseau auquel ils sont raccordés ou engendrer une contamination de l’eau distribuée dans les installations privées de distribution.

Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la construction, pris après avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, définit les cas où il y a lieu de mettre en place des dispositifs de protection et les prescriptions techniques applicables à ces dispositifs. Il appartient aux propriétaires des installations de mettre en place et d’entretenir ces dispositifs. »

Un exemple de disconnecteur récent

Le disconnecteur, c’est donc un clapet anti-retour perfectionné, conçu pour qu’une telle catastrophe n’ait plus jamais lieu. Ce dispositif est obligatoire, et son entretien doit être réalisé par un organisme habilité, selon une périodicité adaptée à son usage conformément à l’article R 1321-61 du Code la santé publique : dans un EPLE c’est une fois par an, pour ce que je connais. Il appartient donc à chaque gestionnaire d’EPLE d’avoir identifié le disconnecteur dans son installation, et d’avoir fait établir le contrat d’entretien qui permettra de satisfaire à l’obligation de certification de cet appareil.

Pour ceux qui aiment comprendre ce qu’il y a dans les boîtes noires, voici un exemple de vidéo pour expliquer comment fonctionne leur modèle de disconnecteur de l’un des fabricants :

Messages

  • bonjour sur une chaudière mixte ou doit se placer le disconnecteur sur le remplissage de la chaudière coté thermique avant ou après la vanne de remplissage qui normalement doit être fermée après remplissage cordialement

    • Aucune idee, ce n’est pas cet article de simple sensibilisation a l’existence des disconnecteurs que vous pourrez savoir de tels details. J’aurais tendance a penser que logiquement le disco est apres la vanne, pour permettre son entretien/verification, mais il existe peut-etre d’excellentes raisons de faire l’inverse.

      Les fabricants de ces appareils vous renseigneront parfaitement.