IntendanceZone

Parce que l’intendance, c’est la zone !

Accueil > Gestion pure et dure > Reportage sur les vidéoprojecteurs de mon établissement

Reportage sur les vidéoprojecteurs de mon établissement

samedi 23 janvier 2010, par L’intendant zonard

La demande pour ces appareils est en forte hausse, et c’est pas près de s’arrêter. Je finis par admettre que si un établissement dispose d’un minimum de marge de manoeuvre, il faut équiper, même si votre collectivité de rattachement en fournit, ça suffit bien rarement.

Il faut donc que vous vous en mêliez, alors les idées ci-dessous vous feront peut-être gagner du temps.

Il faut faire des choix stratégiques en premier lieu. Les appareils seront-ils mobiles ou fixes ? Avantages et inconvénients comparés :

1) appareil fixe au plafond

- peut se trouver relativement bien sécurisé. Mon OP me fabrique des caches en bois blanc, qui remplacent la dalle de faux-plafond là où on accroche l’appareil. Le VP est fixé sur un mât métallique, et mon cache maison ne le touche pas : il permet d’empêcher tout accès à l’appareil, même pour juste lui foutre une baffe, sport amusant pour bousiller les lampes à 250 € HT. Au passage, c’est plus joli et ça limite la gêne sonore bien réelle de ces appareils.

Dalle faux-plafond "maison"
En agglo mélaminé, permet de cacher et protéger le vidéoprojecteur dans une salle fréquentée par des élèves... enfin des élèves quoi.


- le mât métallique vaut une centaine d’écus (ça descend à 60 en se battant)

Mât de fixation au plafond


- il faut acheter un kit de câblage (compter 180 € à la CAMIF par exemple). Un truc : si vous avez des goulottes dans le secteur, n’achetez alors que les prises qui se monteront dedans.
- les câbles de raccordement : l’idéal est d’acheter des prises avec une fiche femelle juste derrière, et de faire courir, dans les goulottes, des rallonges que vous choisirez à la bonne taille. Ca fait un tout petit peu plus de connectique, mais ce n’est pas vraiment plus cher à l’usage, et c’est autrement plus souple en cas de besoin de modification des installations.
- penser aux haut-parleurs amplifiés. Dans le catalogue évoqué ci-dessus, il y a un appareil magnifique mais un peu cher (200 écus), pas trouvé de bon compromis prix-puissance pour l’instant ;il y a peut-être des choses intéressantes du côté de techno-services. J’ai pris chez Mirkenta des trucs destinés à la sonorisation d’un PC, mais en 2x30 W de puissance efficace, et ça décoiffe ! N’espérez pas utiliser les HP intégrés dans le projecteur, même en prenant les plus puissants disponibles, ça reste ridicule dans une salle de cours.

Haut-parleur au mur
En-dessous, remarquez la télécommande du projecteur qui a été vissée sur la goulotte du câblage


- il faut encore un PC, (une UC valable à 400 € TTC, début 2010 les Nettops sont trop limités en vidéo, et ça serait donc idiot de les acheter pour ça) et, plus pénible encore, le fixer correctement, avec les câbles qui traînent partout, les élèves qui barbotent la souris...

l’unité centrale sécurisée et le câblage
L’unité centrale est dans une cage fermée à clé, et protégée par un câble antivol ; tous les câbles sont rassemblés en faisceaux par des colliers de serrage


- dans cette configuration, il faut prendre un appareil à focale courte, pour permettre au prof de s’approcher sans faire d’ombre. Ca permet d’envisager d’utiliser le matériel comme tableau numérique interactif. Les appareils sont un poil plus chers, mais ça se démocratise, j’ai acheté récemment des appareils Benq MP 515 à 430 TTC, très satisfaisants

Vue du prof
Depuis le point de vue du prof, le projo à courte focale est très proche, on peut passer devant sans couper le flux lumineux.


- je fais l’impasse sur l’écran de projection, ça peut se faire sur mur blanc ou le tableau blanc, ou sur un écran existant du temps des diapos ou des rétroprojecteurs. Une surface mate est recommandée, pour le confort, mais pas indispensable.

La salle complètement équipée
Vous pouvez constater la discrétion du VP derrière sa dalle-maison, la table à roulettes avec l’UC sécurisée, les HP au mur, le câblage en goulottes et un vieil écran de rétroprojection qui retrouve de l’usage. Sans oublier les rideaux occultants.

- coût de l’équipement complet : VP + HP + mât + kit câbles + PC = 1300 écus TTC, et surtout ça bouffe une bonne demi-journée de l’OP, et encore s’il est doué et entraîné à ça, sinon c’est bien plus.

La pose par ressources extérieures ?

Vu le temps que ça bouffe à l’OP comme je viens de le dire, vous pouvez demander ce travail :
- à une entreprise extérieure, il y en a plusieurs qui le proposent
- à une EMOP si vous y avez accès
- l’UGAP propose cela en option après les projecteurs que vous leur achetez.

2) Appareil sur chariot

- utile pour desservir tout un étage et faire moins de jaloux
- on peut prendre un appareil avec une focale standard, un peu moins cher, mais je préconise pour le moyen terme de toujours prendre en focale plutôt courte quand même
- je touche du bois, ces matériels pour l’instant sont plutôt respectés par les élèves
- chariot le moins cher en plastique noir vendu chez Mirkenta, compter 250 € ; il faudra gruger dans le montage du plateau supérieur pour l’incliner, à l’aide de vis bloquant les montants
- antivol spécialisé de la marque commençant par un K absolument nécessaire
- le HP et le PC seront les mêmes de toutes manières
- trouver de la visserie de la bonne taille avec des têtes pas faciles à dévisser par les élèves quand le prof a le dos tourné. J’ai trouvé facilement en clé Allen. En mélangeant ces vis, plus du cruciforme et du tournevis plat, c’est assez indigeste pour calmer les ardeurs. Le chariot en plastique est appréciable pour visser le VP sur le plateau qui facile à perforer.
- Au final, entre le prix du chariot et de l’antivol, c’est pas tellement moins cher que de fixer au plafond. Ca prend un peu moins de temps à un bon OP.

Choisir un vidéoprojecteur

Les critères outre le prix seront :
- la luminosité à partir de 2000 lumens, mais c’est standard maintenant
- la focale courte qui d’après moi est appelée à se généraliser pour cause de TNI, qu’il faut au moins rendre possible (voir mon article sur les distances de projection
- il faut être attentif au niveau de bruit de l’appareil. Sur ce point, on n’est jamais trop prudent : c’est le bruit de l’appareil neuf qui est déclaré. Or, en vieillissant, ce bruit va augmenter... Ne pas accepter d’appareil au-delà de 33 db (NB l’échelle des décibels est logarithmique, entre 30 et 33 on double le bruit perçu)

Les premiers appareils avec lampes LED sont annoncés. Déjà des appareils miniatures sont disponible, mais avec faible ou très faible luminosité, et basse résolution. Mais des appareils affichant 2000 lumens seraient en train d’arriver sur le marché : avec eux, on peut espérer que les deux défauts les plus criants des vidéoprojecteurs disparaissent : la durée de vie limitée des lampes, et le fait que ces appareils chauffent et nécessitent donc un refroidissement par de bruyants ventilateurs.

Et le tableau numérique interactif ?

Tout VP correctement installé au plafond peut être transformé en TNI. Il faut un PC pas trop à la ramasse, un logiciel spécifique et un dispositif de pointage/écriture. Je ne peux pas vraiment en dire plus, il faut être soi-même utilisateur pour vraiment appréhender la chose. J’y reviendrai quand mon établissement sera équipé.

En attendant, je vous invite à prendre connaissance de cet article de l’indispensable Framasoft, annuaire (et plus) de logiciels libres : Le TNWii : un détournement réussi

Messages

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.