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Compte-rendu de la réunion du 24 septembre 2008

mercredi 24 septembre 2008, par L’intendant zonard

L’année démarre avec "seulement" 50 collègues venus de Noisy le Grand à Epinay sur Seine. Ici c’est mon point de vue qui sera sur-représenté, et j’attends que le débat se poursuive en commentaire, pour rectifier le tir.

La séance a commencé par un tour de présentation des collègues présents. C’est rituellement l’occasion de faire le point sur les difficultés particulières de chaque établissement, en particulier sur les nominations de personnel en souffrance.

Cette rentrée est dans le fil des précédentes : plus la moindre évocation de l’ombre d’un problème chez les personnels ouvriers, les collectivités territoriales sont maintenant au clair avec ce travail et le terrain est déminé. Du côté des gestionnaires, il semble que tous les postes soient pourvus, et pour les briscards du département, là aussi le progrès est fantastique.

Les points noirs : encore deux collègues débutants présents (donc statistiquement huit dans le département ?) ne s’étaient toujours pas, plus de trois semaines après la rentée, vu proposer de tutorat. Et du côté des personnels administratifs non gestionnaires, ça se ne passe pas bien : aucune anticipation de la part du Rectorat, des gestionnaires laissés seuls en pleine rentrée, et encore des gestionnaires remplacés par n’importe qui ni prévenu ni formé, si remplacés, lors de congés maternité ou autre.


Initiatives sur l’environnement

Chantal Taboga de Romainville nous fait son rappel sur l’expérimentation en cours d’une cantine servant des repas avec des denrées certifiées d’agriculture biologique. A ce jour, avec un coût à l’assiette de 2.75 €, elle sert 60 % de denrées bio aux élèves. Elle rencontre un franc succès auprès des adultes de l’établissement, est constamment sollicitée par des communes ou autres collectivités qui l’interrogent sur son expérience, mais les élèves, eux, réclament "du cholestérol et du diabète" (sic). L’éducation est un sacerdoce.

Le Président de l’association Gaïa pour un développement durable présente les projets de l’association, et défend l’utilisation du papier recyclé. Les collègues s’arrêtent un peu sur le prix, mais il y a des perspectives en passant des marchés groupés. A quand un groupement de marché ? Ou une offre UGAP pertinente ? En attendant seuls deux établissements sur la cinquantaine représentée ont déjà acheté du papier repro à la palette : il y a du boulot !

Etienne ANDRE de Bagnolet suggère que l’association, plutôt qu’en s’intercalant dans le processus de marchés publics, ce qui est inapproprié, assiste les établissements dans une démarche de recyclage du papier et du carton usagés : en effet, les collectes sélectives de nos mairies ne sont pas adaptées aux volumes que nous pouvons, a fortiori en nous regroupant, collecter. A suivre, on risque d’entendre encore parler de cette association.

Gaïa propose aussi aux établissements des réflexions sur leséconomies en eau, et nous a accompagnés en fin de matinée dans la démonstration du nouveau type de copieur proposé par Riso.


Réflexion sur l’avenir du métier et les cartes comptables

Suite à des événements plus ou moins violents dans d’autres Académies, et au BO n° 32 du 28 août 2008, on observe l’évolution de la carte comptable dans le département. Visiblement, notre Rectorat a pris le parti de faire passer "en douceur" la remise à plat des agences comptables, en mettant à profit les très nombreux mouvements de personnel. Cela permet au moins d’éviter de modifier les situations individuelles.

Les réflexions échangées sur la question tournent essentiellement autour de l’avenir du métier, et pourraient relever plutôt du domaine syndical. Globalement, la perspective de la disparition de la double casquette gestionnaire-comptable ne choque pas, elle s’inscrit même dans une certaine forme de normalisation de notre Ministère qui appliquerait alors la règle de séparation de l’ordonnateur et du comptable.

La CAPA des personnels administratifs a lieu le vendredi 26 septembre, les syndicats auront peut-être du nouveau à nous communiquer à ce moment.


Entretiens professionnels

On nous demande, séance tenante et rien n’est plus urgent lors de la rentrée scolaire, de recevoir chacun des personnels ATOSS encore sous la responsabilité du Rectorat, pour un entretien que nous évaluons tous à environ une heure, pour remplir sept pages de compte-rendu, et je passe sur la préparation nécessaire de tout cela.

Ceci s’inscrit dans le cadre de l’absence totale, alors que le besoin est criant depuis des années, de toute forme de proposition de fiches de poste types par notre Hiérarchie. A commencer par une fiche de poste décrivant nos propres fonctions, parce que, et oui, nous sommes de la charrette.

Ce point inquiète pas mal nos collègues, car un certain nombre d’entre nous imagine déjà que nous fassions lyncher par des chefs d’établissement mal lunés, qui trouveront toujours le moyen de nous fixer des objectifs inatteignables.

Une option serait de fixer tous les objectifs d’un gestionnaire. De faire la liste exhaustive, enfin si c’était humainement envisageable, de toutes les tâches assignées à notre poste. Et ainsi de faire ressortir les 168 heures de travail hebdomadaire que cela exigerait. Dès lors, toute tentative de nous reprocher de ne pas tout faire et parfaitement serait désamorcée, ridiculisée.

D’aucuns estiment que les gestionnaires qui travaillent 55 heures doivent questionner leurs pratiques ; la réalité de notre zone de métier, c’est que répondre au cahier des charges à 100 % exigerait dix fois plus de moyens qu’il nous en est assigné. Si certains parviennent à travailler "seulement" 45 heures par semaine et, en prime, à prendre leurs vacances, en allant dans leur baraque je suis certain d’y trouver des contrats pas revus ou des marchés publics jamais publiés ou un registre de sécurité plein de toiles d’araignées, d’autres choses encore ou tout ça à la fois. C’est ma conviction et je n’en démordrai pas.

En tout cas, pour ceux d’entre nous qui sommes (encore) comptables, il importe de faire un paragraphe sur le travail de compta générale et les contrôles afférents, qui s’effectue hors de l’autorité hiérarchique du CE, et d’en fournir une estimation horaire hebdomadaire raisonnable.


Démonstration de RISO

Hervé BENOÎT qui nous reçoit à Pantin a fait le grand saut et acquis pour son collège la dernière nouveauté de RISO, fournisseur habituellement connu pour ses duplicopieurs. Cette nouvelle machine, HC 5500, est une espèce d’énorme imprimante jet d’encre, qui sort à 120 pages/minute des documents pour 5 à 7 euros le mille.

Cet équipement, contrairement à un duplicopieur, répond à quasiment tous les usages d’un photocopieur, y compris le recto-verso automatique, la finition avec le module optionnel à cet effet. Pour nous le seul inconvénient, c’est l’impression sur les transparents pour rétroprojecteur, qui est impossible). Ca fait la couleur pour un prix très bas aussi, et on n’est jamais obligé de laisser tous les profs l’utiliser n’importe comment.

Contrairement au duplicopieur, l’encre est sèche instantanément, ne macule pas, ne bave pas. Comme un dupli et à l’inverse des copieurs, il n’y a pas de consommation électrique pour le maintien à température de l’unité de fusion (le "four"), et pas de fabrication d’ozone par le laser ; si l’on ajoute une encre d’origine végétale et pas une poudre de toner polluante à produire et à manipuler, il y a un véritable mieux-disant écolo.

Il y a une poignée d’établissements équipés dans le coin ; actuellement la machine n’est plus référencée dans les marchés du CRIF qui sont discontinués (et relayés par l’UGAP), mais c’est une offre encore sans équivalent à ma connaissance, et qui mérite d’être examinée.


Pour finir, un excellent repas servi par les collaborateurs d’Hervé. Pas de concert cette fois-ci, mais nous ne perdons rien pour attendre. La prochaine réunion est prévue pour décembre. Faites passer l’info, que notamment tous les nouveaux gestionnaires aient la possibilité de participer !