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Transformez votre bac à graisse en station d’épuration

vendredi 10 février 2012, par L’intendant zonard

Etonnante proposition, non ? Pour rappel, une cuisine professionnelle a l’obligation de retenir les huiles de ses eaux de rejet dans un bac à graisses qui les stocke, pour régulièrement faire pomper un odorant gâteau par une entreprise spécialisée.

Mise à jour octobre 2012 : changement du nom de l’entreprise porteuse de cette technologie. Les conditions sont inchangées, et ce système est satisfaisant dans la durée.

Ne plus pomper les graisses et les faire digérer par des microbes ?

En fait ça va faire dix ans qu’on me propose des produits bio-actifs pour digérer les graisses dans le bac à graisses. Et ça faisait dix ans que je me disais que c’était probablement un peu plus compliqué que cela. Et pourtant...

En fait je me trompais sur ce qui fait que le simple ensemencement en micro-organismes de culture ne fonctionne pas complètement correctement (en tout cas pas toujours) : je pensais que les désinfectants utilisés chaque jour dans les cuisines feraient trop de tort à ces petites bêtes fragiles.

Un bac à graisses propre

Non, ce qui fait que se contenter d’une pompe doseuse d’un composé de microbes consommateurs de graisse ne peut pas suffire, c’est que l’action de digestion des graisses n’est pas toujours complète, et que, seulement solubilisée mais pas véritablement dégradée, cette pollution pourrait fort bien aller se déposer plus loin dans le réseau d’eaux usées, ce qui n’est vraiment pas correct.

Un équipement complet et des résultats garantis

Bactinéo m’a proposé une solution extrêmement solide pour ce problème. Non seulement cette société propose un cocktail de micro-organismes choisis avec soin (sans danger etc), mais surtout elle l’assortit d’un système qui injecte de l’air dans le volume liquide du bac à graisses, l’éco bact’air.

Le cub'air et ses conduites

C’est logique : les micro-organismes qui consomment les graisses sont aérobies, et ont besoin d’oxygène pour se développer et se bâfrer sans limite.

Forte de cette idée, cette société a développé son système jusqu’à pouvoir garantir à ses clients que les rejets de leur cuisine ne contiennent à peu près plus aucune graisse, leur permettant de se trouver très en-dessous des normes de rejets prochainement imposées dans le cadre des réglementations dites du Grenelle de l’environnement.

Mais si je ne fais plus désembourber mon bac à graisses je vais me faire eng.ler ?

Si un bac à graisses marche très bien, il retient éventuellement jusqu’à 80 % des huiles qu’il réceptionne. Bactinéo vous propose, dans le cadre de son contrat de fourniture du produit biologique et d’entretien du éco bact’air, une analyse des eaux de sortie, dans lesquelles on ne devrait pas trouver plus de 0,2 % des graisses qui y seront entrées.

Bactinéo prévoit dans son contrat une obligation de résultat de sa part, et le renversement de l’éventuelle charge imputée au pollueur-payeur.

Le fait est que quelques semaines après l’installation du système, quand on ouvre mon bac à graisses, on peut voir de l’eau dedans. Mais strictement plus rien qui flotte à la surface. Et quasiment plus d’odeur !

Vous aviez des problèmes de mauvaises odeurs ?

Dans le fonctionnement habituel d’un bac à graisses, une épaisse couche d’huiles bloque le contact entre l’eau d’évacuation et l’air. Et logiquement, s’y développent des micro-organismes anaérobies, qui, hors présence d’oxygène, dégraderont les graisses, source d’énergie disponible pour elles, mais selon des cycles qui généreront des odeurs pestilentielles. Et bien souvent ces sales bêtes parviendront à se développer en colonies un peu partout dans vos canalisations.

Avec le éco bact’air, c’est l’inverse qui a lieu : un bio-film de microbes aérobies se dépose un peu partout dans les conduites, et les sources de mauvaises odeurs sont assez rapidement éliminées.

Comment installer cela ?

Ce n’est pas simple à faire dans tous les cas, car il faut pouvoir amener de l’électricité jusqu’au éco bact’air, ainsi que deux tubes pour la circulation d’air. Le système de pompage est programmé pour ne fonctionner qu’au milieu de la nuit, quand personne à proximité ne risque de percevoir des odeurs du fait de la circulation d’air avec le bac souterrain, et que l’électricité est moins chère.

De plus, il faut déterminer l’emplacement idéal pour la petite pompe doseuse, celle qui enverra périodiquement un peu de microbes concentrés pour assurer la bonne tenue de la colonie, et l’alimenter en électricité.

La pompe qui envoie le concentré selon un programme

A l’usage, ça change quelque chose dans le travail ?

A peu près rien. Naturellement, votre établissement était déjà bien tenu, et les huiles de friture y sont déjà récupérées par un service spécifique, et le personnel ne s’amusait pas à pousser des déchets dans la bonde de sol au lieu de les ramasser.

Il faut pour assurer la pérennité de la colonie de microbes, éviter l’usage de la javel pour la désinfection de la cuisine, car le chlore est vraiment trop méchant et tue tout le monde. Pas de panique non plus, on peut en utiliser un peu, comme pour la désinfection de la salade verte, mais pas question de balancer un seau de 5 litres avec une pastille entière de javel sur le sol pour le désinfecter, ça ferait du dégât.


Ce système, avant l’établissement de votre zonard préféré, avait été adopté par nombre de cuisines centrales des world-company dont on redoute toujours qu’elles ne bouffent nos cantines d’EPLE. Des méchants pas beaux, mais des pros, qui semblent ne pas s’être trompés sur ce coup...

Messages

  • J’étais enthousiaste, avec quatre bacs à graisse équipés, j’aurais réalisé une économie d’au moins 6000.00 € de camion pompe par an. L’installation aurait pu être subventionnée ...

    Mais c’est sans compter les bacs à fécules, ils sont deux les bacs à fécule et pas question de les refiler aux enzymes gloutons ! adieu veaux, vaches, cochons ; adieu économies de camion pompe ! bonjour amies anaérobies !

    Quelqu’un aurait un truc pour les bacs à fécule ?

    • Contacte Orcéo, si ça se trouve ils ont la réponse à tes questions. Je fais visiter l’installation demain matin à mon ingé de site, je vais pouvoir poser la question en direct et t’envoyer le tech de la boîte, s’il peut quelque chose pour toi.

      Sinon, je ne voulais pas parler d’argent c’est vulgaire, mais l’installation du truc coûte de l’ordre de 5k€, et le concentré de bactéries + l’entretien + les analyses de l’ordre de 1k€ par an. L’économie réelle est à programmer pour le moment où l’on exigera de nous des taux de rejets qui exigeront des passages encore plus fréquents des désembourbeurs....

  • Après vérification, ça marche aussi pour les bacs à fécule.

    Si l’installation est subventionnée, ça tiens dans le budget.

  • il est temps d’arrêter d’ attendre ; ORCEO détient LA solution quant au traitement des déchets .
    Une solution écolo, reconnue par PASTEUR, que vous faut il de plus ?
    Et pausez vous la question de toutes ces centrales de traitements d’eaux usées dans TOUTES les communes de France, fonctionnant avec des produits chimiques, à un prix....monstrueux...!!!
    Messieurs les Décideurs, SVP, appelez ORCEO.... merci pour la planète de nos enfants...!!!

    • Bon, limite on dirait de la pub ce message de lolo, mais bon, j’ai choisi de promouvoir cette solution, alors...

      Ce qui m’intrigue, c’est si cette gentille boîte va trouver un moyen de desservir aussi les petites unités à un prix faible. Parce que s’ils parviennent à équiper chaque restau de France puis d’ailleurs dans le monde, bin je pourrai me vanter d’avoir connu des milliardaires avant que leur nom n’apparaisse dans les journaux !

  • Ben après établissement des devis, de l’installation et du contrat d’entretien, je trouve ça cher quand-même. Sachant que mon lycée fait 350 repas à midi, le camion pour le pompage des bacs à graisse me revient à 1 300 € par an.
    La société me propose un devis de 9k€ pour l’installation, parce qu’il y qq travaux.
    + 2k€ par an pour la maintenance.
    Financièrement ça ne vaut pas le coup pour moi pour l’instant...tant qu’il n’y pas d’obligation réglementaire au niveau des émissions polluantes, ma foi...

    • Mhhh, les prix ont augmenté. Il y a cependant les points suivants :

      - suppression des nuisances olfactives, et dans l’établissement où j’avais fait cela, j’aurais payé très cher pour ne plus avoir d’odeurs d’égout dans le réfectoire les jours de pluie
      - la réglementation Grenelle de l’environnement est bien en vigueur, et l’on doit ou bien rejeter moins de 2% de pollution, ou bien satisfaire à une obligation de moyens de douze curages par an minimum. Pour l’instant les services de contrôle n’ont pas montré les dents sur ce point, mais ça fait réfléchir !