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Projet pédago pour la SVT/éco-club : la tour à patates

dimanche 31 juillet 2016, par L’intendant zonard

Les windows-farms, c’est intéressant mais c’est compliqué. Plus simple et avec la potentialité d’un rendement important : la tour à patates.

Cultiver en quatre dimensions : on monte au fur et à mesure que le temps passe...

Le principe est simple, c’est celui de la culture de la pomme de terre : on remet régulièrement une couche de terre sur le plant, pour le forcer à créer toujours plus de racines. Donc on le fait dans un sac, dans lequel le niveau de terreau va monter, monter, permettant une récolte importante en fin de période, sur une très petite surface au sol.

C’est une excellente manière d’utiliser le compost que vous fabriquez dans l’établissement !

L’assemblage peut se positionner à peu près n’importe où, dans un coin de cour goudronnée, sur un balcon... et vous pouvez les multiplier !

Les supports de culture possibles

Dans ce site, il est proposé de le faire dans des pneus usagés : pas trop chouette comme proposition dans le cadre d’un éco-club. Mais dans un sac cela marchera parfaitement.

Le grillage métallique roulé en cylindre (comme dans le logo de l’article) est une option intéressante aussi, mais je craindrais que le substrat ne se dessèche. Dans certains sites sur le sujet, on voit ce dispositif complété par une couche de paille emballant le terreau, retenu par le grillage.

Voir aussi ce site

Autre option, le cadre en bois à la manière du jouet "chalet suisse", vendu sur ce site. Une SEP menuiserie devrait pouvoir en fabriquer d’excellents, et d’ailleurs cela pourrait être un OC à proposer à la vente.

Il est aussi possible de le faire dans un composteur. La palme de l’originalité, dans ces espèces de saucisses suspendues (pour des salades) :

Des vidéos


Préparez une tour à patates !


Résultat de notre tour à patates

Adaptation au rythme pédagogique

Le gros problème avec la croissance des plantes, c’est qu’elle ne se fait pas particulièrement de septembre à mai, mais plutôt de mai à septembre ! Dès lors, il y a deux manières possibles d’agir :

  • soit vous cherchez à tout boucler avant fin juin, et alors il faudra privilégier des variétés hâtives, la pré-germination, un lieu très bien exposé etc.
  • soit au contraire vous lancez l’opération tard dans l’année, et avec une récolte après la rentrée : il faudra alors une solution pour un minimum d’entretien pendant les six semaines de congés d’été

Les profs de SVT feront leur choix pédagogiques et techniques.

Choix des variétés, achat des semences

Parmi les préconisations que j’ai trouvées, il y avait notamment la Safrane, intéressante pour sa productivité et sa robustesse. Le choix est immense, voyez le répertoire des variété des pommes de terre.

A moins que vous ne construisiez plusieurs tours les unes à côté des autres, il ne vous faudra que quelques plants, donc une poignée de pommes de terre. En ayant vérifié les caractéristiques de ces plantes et en prenant la précaution d’assurer la vernalisation (pré-germination), une possibilité pédagogiquement intéressante serait d’utiliser carrément des pommes de terre achetées au marché, sans aller jusqu’à acheter des semences.

A titre d’exemple, ce fournisseur par correspondance de plants et semences accepte les bons de commande administratifs.

Le problème de l’arrosage

Dans ce que j’ai pu lire, souvent un arrosage insuffisamment régulier a causé problème. Un système d’irrigation permanent, correctement réglé, peut représenter une forte plus-value au projet.

Cela peut prendre de nombreux aspects, plus ou moins bricolés ou techniciens, un vaste choix de possibilités est offert.

Utilisation de la récolte

Mieux vaut tout de suite rappeler que des productions pédagogiques ne répondront pas aux critères de contrôle HACCP pour le service en demi-pension, a fortiori si vous utilisez un compost fait maison. Il sera difficile de prouver l’absence de polluants etc. dans l’assemblage.

Cela dit, le gestionnaire, le chef d’établissement et le cuisinier peuvent se mettre d’accord pour le faire, en le notant dans le registre des non-conformités de la démarche HACCP, histoire qu’ils assument. Parce que les risques sont théoriques, et parfaitement négligeables dans la vraie vie.

A la limite, si le substrat devait avoir subi une petite pollution, ça serait plus dangereux que ce soit la même famille qui se nourrisse plusieurs semaines durant par cette récolte. Alors qu’en mangeant deux pommes de terre imparfaites par rationnaire une fois dans l’année, faudrait vraiment avoir forcé sur l’arsenic pour que ça ait la moindre conséquence mesurable.

Si le parti a été pris que la culture se poursuive durant l’été, alors au moins une partie de la récolte devra être réservée à celui ou celle qui aura fait le boulot pendant les vacances, un ou des personnels logés probablement.

Cet article est rempli de liens, n’hésitez pas à les consulter, c’est une pratique très documentée. La quantité d’informations et de retours d’expérience déjà accessibles sur le ouaibe font de cette opération du pain bénit pour lancer des élèves débrouillards sur la piste !


Voir en ligne : WeDemain : Comment faire pousser 100 kilos de pommes de terre par an sur votre balcon