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Arrhes, avances et acomptes ; rabais, remise, ristourne et escompte

lundi 26 janvier 2015, par L’intendant zonard

Tous ces termes correspondent à des engagements juridiques bien distincts. Faisons le point.

Arrhes, avances et acomptes sont des exceptions à la règle du paiement après service fait. Elles sont donc à prendre avec la plus extrême prudence, et dans le quotidien de l’EPLE ne se rencontrent régulièrement que pour les voyages pédagogiques.

Les arrhes

Elles sont établies par l’article 1590 du Code civil (dans son jus de 1804). Dans le cas des arrhes, l’acheteur perd intégralement la somme versée s’il renonce à l’achat. Si c’est le vendeur qui défaille à l’exécution du contrat, il doit les restituer au double du montant perçu.

Les acomptes, appelés aussi avances

Contrairement aux arrhes, qui une fois désignées pour telles représentent la seule valeur retenue en cas de non-exécution du contrat, l’existence d’un acompte ou d’une avance ne préjuge pas des conditions d’annulation de l’intention contractuelle ayant mené à leur versement dans un premier temps. Si le contrat ne prévoit aucune clause de dédit, il est a priori à exécuter dans son ensemble et toute sa rigueur.

Différence entre arrhes et acompte sur Service-public.fr

Faut-il préférer les arrhes ou les acomptes ?

Cela dépend tout d’abord de l’existence ou non d’une clause organisant le renoncement au contrat. S’il n’y en a pas, à tout prendre les arrhes sont moins risquées que l’avance, car elles supposent que seul leur montant est retenu, rien de plus. Qui plus est, la définition légale des arrhes vous protège aussi contre la défaillance du prestataire.

Si le contrat prévoit les conditions de retenue des avances en cas d’annulation du contrat par votre établissement, explorez-les, et bien souvent vous vous rendrez compte que les arrhes prévues par le Code Napoléon sont plus avantageuses pour l’acheteur ; ce caractère fait que, toutes choses égales par ailleurs, il est souvent proposé un montant d’arrhes plus important que pour un acompte simple.


Le rabais

Il s’agit d’un geste commercial du vendeur lorsque, après livraison, un défaut de qualité de sa prestation est apparu. Il peut nous arriver d’en exiger, d’autant plus que nous payons après le service fait, et que nous avons donc la main pour faire le désagréable en menaçant de rejeter l’ensemble de la prestation du fait de son manquement au cahier des charges initial.

La remise

C’est une réduction du prix offerte par le vendeur, en vue d’améliorer sa compétitivité pour une vente dont l’importance à ses yeux mérite une exception à sa politique tarifaire. Exemple : "Ce photocopieur, Monsieur l’intendant, je vous le donne presque, avec la remise que je vous fais il ne vous coûtera que 2000 € HT par trimestre pendant cinq ans un quart, c’est incroyable".

La ristourne

Dans le cas de la ristourne, c’est à terme que le vendeur restitue (d’où le terme) une partie du prix payé à par l’acheteur, en rémunération de sa fidélité et de son volume d’achats. Les cartes de fidélité de certaines enseignes de grande distribution, avec un crédit pour des achats ultérieurs, relèvent de ce dispositif.

Illustration : une situation concrète d’utilisation comptable de la ristourne (avec erreur de procédure puis correction)

L’escompte

Il s’agit d’une réduction du prix accordée pour un règlement anticipé, par exemple pour un règlement immédiat lorsque la pratique commerciale normale est le règlement différé. L’escompte est prévu par l’article L441-3 du Code de commerce. Le taux de l’escompte doit être indiqué sur la facture. Il nous arrive de l’obtenir, par exemple en acceptant le prélèvement automatique (cas le plus courant : le distributeur d’électricité historique)